Mercredi 4 novembre 2009
Cette note sera courte, brève mais intense !

Nouveau boulot. Après quelques jours de remplacement à une heure de chez moi, mon nouveau patron m'a appelé un dimanche soir pour me demander si je pouvais remplacer sa secrétaire en arrêt maladie pour la énième fois. Bien sûr j'ai accepté. A la clé un mi-temps en CDI qui pourrait bien se transformer en temps complet ! La secrétaire préférant rompre le contrat à l'amiable à partir de lundi prochain.

Du coup, j'ai trouvé une petite chambre meublée. Je retrouve ma télé (et mes séries préférées) ainsi qu'une connection internet plus stable et plus rapide. En plus de mon indépendance ! Et là, je revis.

Bien sûr mon déménagement c'est passé dans le noir (je quitte à 18h30 tous les soirs), sous la pluie, avec les travaux qui ont commencés devant chez mes parents mais D. était là comme toujours et il assuré un max !

Première soirée d'indépendance au restaurant avec D. pour le remercier. C'était sympa ! Et bien sûr, j'ai terminé sur WoW avec Mister F, devant les experts Manhattan puis une série sur la six avec une voyante (j'ai oublié le nom). Une bonne et première douce soirée.

Ce soir, après avoir mangé avec mon hôte, je remets ça en regardant Bones tout en partageant cette douce soirée avec Mister F.

La vie est belle !
Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
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Vendredi 16 octobre 2009

Ce matin, j'ai pris le temps d'observer mon visage attentivement dans le miroir. Nouvelle coupe de cheveux hier, j'ai pris la résolution d'un dégradé pour mes cheveux mi-longs afin de ne plus être tenté de les attacher en permanence. Comme ça le matin, je passe plus de temps devant mon miroir à me coiffer et je me réapproprie peu à peu mon image.

Il n'y a pas si longtemps encore, je détestais l'image que me renvoyait mon miroir, le fuyant comme si ce miroir était mon pire ennemi !

Depuis, j'ai commencé à perdre progressivement du poids, me réappropriant mon corps peu à peu. Cette nouvelle coupe de cheveux à déclencher en moi un élément plus que positif.

Ce matin, je suis allée chez mon esthéticienne. Elle a été surprise quand à la fin du soin, je lui ai demandé un petit maquillage discret. Cela fait bien longtemps que je n'avais pas souhaité être maquillé. J'ai même investit dans du nouveau maquillage simple à poser et surtout discret *sourit*

Retrouver ces gestes simples, apprécier à nouveau mon sourire dans ce miroir, ne pas fermer les yeux et avancer !

Bande son : Where is my mind ? The Pixies.

Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
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Mardi 13 octobre 2009

Toi

C'est ton anniversaire aujourd'hui. Ce sera toujours ton anniversaire pour moi aujourd'hui, jusqu'à mon dernier souffle. Mes pensées volent vers toi.

Je t'ai offert une rose aujourd'hui, en pensée, celle que tu aimais m'offrir, nous offrir. J'ai vu ton sourire, la douceur dans ton regard. Je t'ai entendu me souffler doucement "câliiinnnn" en m'ouvrant les bras comme tu avais pris l'habitude de le faire si souvent.

Quelques larmes, l'émotion sûrement... De grands sourires aussi. Je t'aime.

Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
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Lundi 5 octobre 2009
avec ma meilleure ennemie, depuis quelques mois... moi même ! Oui parce que depuis mon retour chez mes parents, je suis face à moi même et c'est plutôt extrêmement dur, enfin jusque là ça l'était.

Faut dire que j'ai commencé ce face à face assez durement, à la manière d'un combat sur un ring. J'ai jaugé longuement mon adversaire d'un regard très dur (finalement je suis plus que dure avec moi même), pointant un à un tout ce que je déteste : la manière dont je maltraite mon corps, dont je fuis ma vie, cette tendance à me victimiser à chaque instant, à voir tout en noir, à piétiner mes rêves d'enfants...

Et puis le combat a commencé. Plutôt durement d'ailleurs. Deux mois chez L. à ne pas dormir la nuit en restant connecté sur wow, à manger un repas par jour (et encore) et je vous dis pas la qualité des repas, à oublier mes proches, à inquiéter tout le monde, à fumer clope sur clope (plus d'un paquet 1/2 par jour)... Bref...

Ce soir, j'ai repensé à L. et j'ai soudainement rit. Parce que jusque là j'ai pleuré sur mon sort en maudissant cette garce qui avait pris son coeur... et puis, je sais pas, un éclair de lucidité... En fait, pendant ces deux mois chez lui, j'ai tout fais inconsciemment pour le faire fuir et j'ai plutôt bien réussi *sourit* Finalement, L., on était vraiment pas fait pour être ensemble. Je détestais tout ce qu'il était : un rythme de vie néfaste, pas travailleur pour un sou, se complaisant dans son passé douloureux, s'occupant très peu de son fils, fuyant toute responsabilité (...) et j'en passe... Et je crois que j'ai su dès le départ que je ne voulais pas de cette vie. Mais je me suis accrochée à une chimère parce que via le net qu'est ce qu'il semblait intéressant et brillant ! *sourit*

Finalement j'avais quitté S. pour me fondre dans une histoire d'un sordide et d'un glauque...

Et puis, après L., je suis enfin revenue chez mes parents comme cela aurait du être depuis le départ. Le face à face est devenue peu à peu plus calme. Beaucoup de silences, d'angoisses. Comme si le combat ne se passait plus que par des regards. J'ai repris peu à peu mon calme, ma respiration.

J'ai commencé, avec l'aide de mes parents qui ne m'ont rien reprochés (merci à eux), par retrouver un rythme de sommeil plus normal (je me couche pas aux aurores mais je me couche plus tôt), me levant le matin à des heures de plus en plus habituels. J'ai repris aussi un rythme nutritionnel plus adapté : trois repas par jour, des légumes tous les jours (...). J'ai ralenti la cigarette aussi (plus facile quand on est obligé de sortir *sourit*), repris le contact avec mes amis en faisant le tri peu à peu. Et puis, j'ai repris les sorties cinéma, restaurant, cafés, soirées entre amis, souvent avec D *sourit* Bref une vie un peu plus... j'allais dire normale mais non... douce.

F. a été là, il m'a accompagné, soutenu malgré la distance, me donnant le temps de gérer ce face à face. Au début, je lui en ai voulu parce que, comme à mon habitude, je voulais me perdre à nouveau dans une histoire pour fuir ce combat que je redoutais tant. Il a été ferme (et doux à la fois) et il m'a dit que j'avais besoin de ce temps là. Beaucoup d'incompréhension de mon côté, de cris, de larmes. (qu'est ce que je me sens bète maintenant !).

Bien sûr il y a eu mes angoisses, mes passages à vide (très gros vide), mes rechutes, mes larmes, mes cris de desespoirs, ma victimisation. Le mois d'août a été le plus difficile parce que tout le monde est parti en vacances et je me suis vraiment retrouvée seule face à moi même.

Je pense que ce n'est pas le silence qui m'effraie le plus dans ces moments là, c'est de me retrouver face à ce monstre qui me fait tant peur dans mes rêves... moi.

Aujourd'hui, j'ai pris conscience que non seulement je me suis arrêtée de vivre il y a sept ans mais j'ai passé mon temps à me plaindre et à me trouver des excuses pour ne pas avancer. Oh je ne dis pas que tout va être beau dès demain, que je vais changer comme par magie mais j'ai pris conscience et ça c'est déjà un grand pas.

Mes résolutions : lâcher prise parce que de toute façon ce n'est pas en ayant peur que je vais éviter les dangers. Arrêter de me demander en permanence ce qui va m'arriver parce que de toute façon on ne le sait jamais à l'avance et puis ce serait triste si on avait pas la surprise. Et surtout, pourquoi il ne m'arriverait que des choses négatives ? Positiver, m'attacher à tout ces petits moments de bonheur si simples mais tellement essentiel. Laisser libre court à ma folie douce (*fait un clin d'oeil à F. s'il vient me lire*) à nouveau. Ne pas baisser les bras à la moindre embûche. Et surtout, surtout, arrêter de me victimiser sans arrêt. Qu'est ce que je m'énerve dans ces moments là !

Victoire du jour ! Je n'ai fumé que 7 cigarettes aujourd'hui ! Merci la grippe !
Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
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Dimanche 4 octobre 2009
Rien ne laisse présager ce raz de marée qui submerge. Rien et pourtant il se répète parfois très souvent. Les battements de mon cœur s’accélèrent, presque imperceptiblement parfois, le souffle commence à me manquer un peu. Vertige, je sens que peu à peu je perds pieds, je sais que je vais m’abandonner. Je m’isole, cherche un endroit où je suis sûre que personne n’entendra. Je ne veux entraîner personne dans ce moment d’intense souffrance à l’état pur. Une larme, douloureuse, amère, finit par se former et descendre le long de ma joue très lentement, creusant un sillon invisible, cherchant un chemin pour s’échapper. Le signal. Je ferme les yeux, m’allonge, attrape mon doudou confident, le seul à qui je laisse entrevoir l’intensité de ma peine, le serre fort contre moi. Lorsque ma première lame finit sa course sur lui, les autres se bousculent. Un chaos prend forme au plus profond de mon corps… Tremblements, frissons, muscles douloureux… L’impression que ma poitrine va exploser sous le poids de mon chagrin. Comme si mon corps en entier pleure. C’est tout mon être qui souffre.

Les larmes se tarissent, mon cœur bat lentement, mon corps se détend. J’ai mal. A mon cœur. A mon corps. Plus aucun bruit. Je suis vide. J’ai besoin de repos. Quand je peux me le permettre, je m’endors. Je me fous de me réveiller avec les yeux bouffis. Je suis incapable de mettre mon masque de jeune femme amusante et vivante. Dans ces moments là, je vis une petite mort.


F. m’a fait la remarque aujourd’hui à nouveau. « Mais enfin c’est dingue, quand je me suis déconnecté hier tu étais toute joyeuse, tout allait bien. Et là… » Oui aujourd’hui quand tu t’es connecté, ma souffrance était ultime et je n’ai pas pu la garder pour moi. Je suis désolée parce que je déteste cette faiblesse. Je n’aime pas quand on me voit souffrir, je n’ai pas envie de partager ma peine avec quelqu’un. Mon fardeau j’ai l’habitude de le porter seul, on s’en arrange lui et moi.


J’ai repensé à toi, C., copine dont j’écourte de plus en plus les rencontres. Je suis lasse de tes « va falloir te bouger » ou encore de tes «tu as l’art de te mettre dans des histoires compliquées » suivi de « tu le cherches de toute façon ». Je n’ai plus la force d’argumenter. Je n’ai pas à expliquer. Tu me juges, alors je m’en vais.

Aujourd’hui, S., amie de wow, pour qui j’ai été là pendant de longs mois, à écouter ses larmes à 7h du matin, quand elle avait passé la nuit à boire, que je me préparais à travailler et que je n’avais pas le temps d’être au téléphone. Ce temps, je l’ai pris, je l’ai offert sans compter, parce que c’était normale, parce qu’elle avait besoin, parce qu’en amitié comme en amour, je donne sans retenue. Aujourd’hui, on s’est fâchée parce que je suis lasse qu’elle n’entende pas ma peine, qu’elle ne prenne ne serait-ce qu’une seconde pour me dire « je suis là, parle moi ». Elle m’a jeté comme une malpropre, elle a piétiné l’amitié que je lui avais offerte. N’en parlons plus. Mais je suis désolée S., je ne serais plus là… pour toi.


Ajoutons à ça les remarques répétées de mon père, qui ne sont pas dénuées de tendresse et d’inquiétudes : « tu pues le tabac », « 4 cigarettes aujourd’hui, quand est-ce que tu arrives à zéro », « tss-tss tu vas encore polluer tes poumons ». Sauf qu’il y a des moments, je ne suis pas en état de les entendre. Je ne dis rien, je m’éclipse un peu plus loin pour m’adonner à ce plaisir parasité par la culpabilité.


Y’aurait tant à dire, tant de petits coups anodins qui me blesse horriblement, plus que de raison. Je suis fragilisée, le moindre événement tourne au drame dans ma tête. Certes, la grippe n’arrange rien ces derniers jours. Mais le mal est bien plus profond. Il est là ancré dans ma tête et dans mon cœur.


Bien sûr, je pourrais me venger. J’avoue même que j’y ai pensé, à de nombreuses reprises. J’aurais pu dire à S. que j’avais des nouvelles d’O., qu’il allait bien dans sa nouvelle vie sans elle mais je ne l’ai pas fais. Combien de fois n’ai-je pas ri, avec mes amis, de L., surnommé Cloony pour sa phobie des clowns, lorsque nous imaginions lui envoyer une armée de clowns en cadeau d’anniversaire et que certain imaginait même lui envoyer un clown parachutiste pour l’achever. J’ai ri de bon cœur, sûrement parce que je savais que je ne le ferais pas. Pourtant ils oublient à chaque fois qu’ils se confient à moi, me racontent des secrets presque inavouables. Je connais énormément de détails mais je n’utilise rien. C’est pas mon genre. La vengeance ne m’irait pas au teint *hausse les épaules avec un petit sourire*


Je pourrais également hausser le ton, leur hurler ma colère, leur jeter leurs venins à la tête mais je n’ai pas la force. Je suis pas sûre qu’ils seraient capable de l’entendre, de concevoir qu’ils ne sont peut être pas dans le bon. Et puis est-ce en hurlant qu’on dit le mieux les choses ? Je me contente de les regarder me déballer leurs vacheries et de partir un peu plus loin, où ils ne sont pas.


Combien de fois n’ai-je pas entendu « tu devrais prendre soin de toi, te méfier, ne pas tout donner »… Je ne calcule pas quand je rencontre quelqu’un. Je donne… et je reçois tant les sourires que les pleurs, les joies que les peines.

 


Je suis juste fatiguée, lasse, quand le déséquilibre est tel que je me ramasse. Et parce que je ne calcule pas, que je ne prévois rien, la chute est d’autant plus difficile, douloureuse. Alors je me replie, serre fort mon compagnon peluche contre moi et je me ressource, je me recentre.


J’avoue que pour F., je suis dure à suivre. Ma fragilité est telle qu’en quelques heures, je peux passer du rires aux larmes sans prévenir. Et oui, dommage pour moi, je suis tellement expressive que même pas écrit mon mal être se ressent, se devine. Et parce que je garde ma souffrance pour moi, que je ne me raconte qu’à demi-mots, j’imagine au combien ça doit être surprenant pour lui de voir mon sourire s’effriter et de deviner mes larmes derrière mon écran sans comprendre le pourquoi.


Humeur mélancolique ce soir. Je suis descendue dans le salon accompagné de mon fidèle nounours. Ma mère a sourit et n’a fait aucune remarque. Elle sait que dans ces moments là, je suis fragile mais que je vais gérée. Elle sait que je n’ai aucune envie de me confier et que ça passera de toute façon. Elle est venue se mettre à côté de moi dans le fauteuil, me parler de tout et de rien, d’une voix douce qui me disait combien elle m’aime et qu’elle serait toujours là pour moi. Je n’avais besoin de rien de plus. Je t’aime maman. Je sais que tu as pu entendre de la douceur dans mon silence et que tu as su voir un sourire dans mon regard au-delà de la tristesse qui l’embrumait.


Je m’excuse pour cette note un peu sombre, un peu douloureuse, un peu larmoyante. En ce moment mes notes sont, comme mon humeur, une fois négative, une fois positive. Ce blog me ressemble, il vit au gré de mes humeurs.

Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
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