Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 22:08
avec ma meilleure ennemie, depuis quelques mois... moi même ! Oui parce que depuis mon retour chez mes parents, je suis face à moi même et c'est plutôt extrêmement dur, enfin jusque là ça l'était.

Faut dire que j'ai commencé ce face à face assez durement, à la manière d'un combat sur un ring. J'ai jaugé longuement mon adversaire d'un regard très dur (finalement je suis plus que dure avec moi même), pointant un à un tout ce que je déteste : la manière dont je maltraite mon corps, dont je fuis ma vie, cette tendance à me victimiser à chaque instant, à voir tout en noir, à piétiner mes rêves d'enfants...

Et puis le combat a commencé. Plutôt durement d'ailleurs. Deux mois chez L. à ne pas dormir la nuit en restant connecté sur wow, à manger un repas par jour (et encore) et je vous dis pas la qualité des repas, à oublier mes proches, à inquiéter tout le monde, à fumer clope sur clope (plus d'un paquet 1/2 par jour)... Bref...

Ce soir, j'ai repensé à L. et j'ai soudainement rit. Parce que jusque là j'ai pleuré sur mon sort en maudissant cette garce qui avait pris son coeur... et puis, je sais pas, un éclair de lucidité... En fait, pendant ces deux mois chez lui, j'ai tout fais inconsciemment pour le faire fuir et j'ai plutôt bien réussi *sourit* Finalement, L., on était vraiment pas fait pour être ensemble. Je détestais tout ce qu'il était : un rythme de vie néfaste, pas travailleur pour un sou, se complaisant dans son passé douloureux, s'occupant très peu de son fils, fuyant toute responsabilité (...) et j'en passe... Et je crois que j'ai su dès le départ que je ne voulais pas de cette vie. Mais je me suis accrochée à une chimère parce que via le net qu'est ce qu'il semblait intéressant et brillant ! *sourit*

Finalement j'avais quitté S. pour me fondre dans une histoire d'un sordide et d'un glauque...

Et puis, après L., je suis enfin revenue chez mes parents comme cela aurait du être depuis le départ. Le face à face est devenue peu à peu plus calme. Beaucoup de silences, d'angoisses. Comme si le combat ne se passait plus que par des regards. J'ai repris peu à peu mon calme, ma respiration.

J'ai commencé, avec l'aide de mes parents qui ne m'ont rien reprochés (merci à eux), par retrouver un rythme de sommeil plus normal (je me couche pas aux aurores mais je me couche plus tôt), me levant le matin à des heures de plus en plus habituels. J'ai repris aussi un rythme nutritionnel plus adapté : trois repas par jour, des légumes tous les jours (...). J'ai ralenti la cigarette aussi (plus facile quand on est obligé de sortir *sourit*), repris le contact avec mes amis en faisant le tri peu à peu. Et puis, j'ai repris les sorties cinéma, restaurant, cafés, soirées entre amis, souvent avec D *sourit* Bref une vie un peu plus... j'allais dire normale mais non... douce.

F. a été là, il m'a accompagné, soutenu malgré la distance, me donnant le temps de gérer ce face à face. Au début, je lui en ai voulu parce que, comme à mon habitude, je voulais me perdre à nouveau dans une histoire pour fuir ce combat que je redoutais tant. Il a été ferme (et doux à la fois) et il m'a dit que j'avais besoin de ce temps là. Beaucoup d'incompréhension de mon côté, de cris, de larmes. (qu'est ce que je me sens bète maintenant !).

Bien sûr il y a eu mes angoisses, mes passages à vide (très gros vide), mes rechutes, mes larmes, mes cris de desespoirs, ma victimisation. Le mois d'août a été le plus difficile parce que tout le monde est parti en vacances et je me suis vraiment retrouvée seule face à moi même.

Je pense que ce n'est pas le silence qui m'effraie le plus dans ces moments là, c'est de me retrouver face à ce monstre qui me fait tant peur dans mes rêves... moi.

Aujourd'hui, j'ai pris conscience que non seulement je me suis arrêtée de vivre il y a sept ans mais j'ai passé mon temps à me plaindre et à me trouver des excuses pour ne pas avancer. Oh je ne dis pas que tout va être beau dès demain, que je vais changer comme par magie mais j'ai pris conscience et ça c'est déjà un grand pas.

Mes résolutions : lâcher prise parce que de toute façon ce n'est pas en ayant peur que je vais éviter les dangers. Arrêter de me demander en permanence ce qui va m'arriver parce que de toute façon on ne le sait jamais à l'avance et puis ce serait triste si on avait pas la surprise. Et surtout, pourquoi il ne m'arriverait que des choses négatives ? Positiver, m'attacher à tout ces petits moments de bonheur si simples mais tellement essentiel. Laisser libre court à ma folie douce (*fait un clin d'oeil à F. s'il vient me lire*) à nouveau. Ne pas baisser les bras à la moindre embûche. Et surtout, surtout, arrêter de me victimiser sans arrêt. Qu'est ce que je m'énerve dans ces moments là !

Victoire du jour ! Je n'ai fumé que 7 cigarettes aujourd'hui ! Merci la grippe !
Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Derniers Commentaires

Catégories

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés