Ma vie, mes pensées

Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 21:03

Le retour à la réalité est plutôt difficile.

 

J'ai commencé, avec l'aide de ma maman, par reprendre toutes mes démarches administratives que j'ai laissé tomber depuis des mois : remise à flot de ma comptabilité, on a évité le pire. Puis dossiers pour trouver un appartement, un vrai, pas une chambre d'étudiant. Ensuite, dossier pour retrouver ma carte vitale. Pas très folichon tout ça mais nécessaire.

 

J'ai aussi débuté ma thérapie hors de l'hopital. Aller aux rendez-vous déjà c'est difficile. J'ai même déjà loupé un rendez vous par erreur (peut être pas si anodin). La majorité pense que quand on est en thérapie tout va mieux mais ce n'est pas le cas. Remué le passé, se remettre en cause, avancer tout en prenant le temps ça n'a rien de joyeux et de facile. On est même parfois dépasser par tout ça. Ma thérapeute a bien compris que j'avais des difficultés à suivre sur le long terme une thérapie et me répète que ça me demandera du temps et des efforts. J'ai besoin de l'entendre.

 

J'ai perdu mon job. De toute façon, c'était plutôt inévitable. Deux hospitalisations en 1 an alors que je suis la seule dans le cabinet pour le faire tourner, il allait forcément me mettre à la porte. Au moins, on fait ça à l'amiable, j'aurais le droit aux assedics afin de me retrouver une situation. Du coup, j'ai commencé à prospecter les annonces et les amis au cas où ils entendraient parler de quelque chose.

 

Le plus dur dans tout ça c'est le soir. Je me retrouve toute seule face à mes angoisses. F. est là au téléphone mais je commence à me lasser de tout ça. J'aimerais pouvoir parler en face à face, faire des choses réelles avec lui. Bientôt 2 ans d'une relation à distance et j'en peux plus tout simplement. Bien sûr, il va venir un jour vivre avec moi mais ça ne rend pas les choses plus faciles. Et je n'en suis pas encore au point de monologuer avec M. ourson.

Maman m'a bien proposé de venir vivre chez eux mais le problème c'est que je ne supporte plus de dormir seule. Ca m'angoisse tellement que j'ai du mal à dormir même avec les médicaments.

 

Pour mes proches, c'est la galère. Ils sont là, près à intervenir au moindre problème, angoissés quand mon portable n'a plus de batterie ou que mes volets restent fermés la journée. Je ne sais plus quoi leur dire pour les rassurer surtout quand mon moral a tendance à glisser dangereusement vers le bas.

Alors je souris, je rassure, je vivote, j'essaye de retrouver le gout de vivre.

Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 20:58

Un peu plus d'un an où je suis partie à la dérive, de désillusions en désanchantements, sans réussir à reprendre le cap de ma vie, loupant chaque arrêt du train de ma vie, me mettant systématiquement en position d'échecs...

Au moins de juin, j'ai tiré la première alarme en me faisant hospitalisé avec la crainte de vouloir mettre fin à mes jours. Mais rien n'y a fait, à peine rentrer chez moi je suis repartie dans mes sombres pensées, un peu plus sombres et dénuées d'espoir chaque jour.

J'ai tenté de reprendre une thérapie... que j'ai arrêté presque aussitôt en fustigeant (cruelle erreur) ma thérapeute.

D'erreurs en désillusions, je me suis regardée sombrer. Mon appartement ressemblait à un bouge, je ne prenais presque plus soin de moi, n'arrivait plus à me concentrer dans mon travail, cumulant les erreurs au boulot et dans ma vie privée.

 

Et puis, il y a eu la chute brutale. Début de l'année, le geste fatal. J'ai avalé plusieurs boites d'anti-dépresseurs. Heureusement, j'ai eu la bonne idée d'appeler mon petit ami au téléphone, sans pour autant lui dire, mais vu que je n'arrêtais pas de dire que j'allais mettre fin à mes jours, il a réagi en appelant au-secours les pompiers quand il a senti que quelque chose clochait dans ma voix.

Urgence, réanimation pendant quelques jours où je n'ai repris conscience que tard, puis hopital psychiatrique pour être en milieu protégé.

 

J'ai eu l'impression d'être punie pour mon geste. Une vraie prison avec visites restreintes à la famille, pas de téléphone portable, pas de télévision dans la chambre, pas de réelles activités proposées non plus. Heureusement j'avais le droit aux appels sur le téléphone dans la salle commune.

Faute d'activité, j'ai eu le temps de réfléchir. J'ai déjà mis quelques jours à réaliser mon geste, la cruauté de celui-ci pour mes proches. J'ai commencé une nouvelle thérapie en signalant à ma thérapeute que j'avais la facheuse tendance à arrêter la thérapie rapidement. Un nouveau traitement plutôt léger que je pourrais arrêter quand j'irais mieux et reprendre quand ça n'ira pas. De toute façon, tout comme la thérapie, je tiens pas mes traitements non plus.

 

Et puis, la thérapeute et le psychiatre m'ont fait réfléchir. Sur le fait que je n'arrête pas la thérapie à cause des thérapeutes mais parce que le travail commencé devient difficile. On a parlé de l'importance de suivre la thérapie sur des années, que la thérapie ne changera pas ma vie (ni ma maladie) en un coup de baguettes magiques. Et ça m'a fait du bien de l'entendre.

 

Je suis rentrée chez moi. Revenir à la vie non protégée à été plutôt brutale. Mais mes parents sont là ainsi que F. Je sais qu'ils se sentent démunis face à tout ça. A cette maladie qui me fait passer du rire aux larmes en un instant. A ces moments d'euphories éclipsés rapidement par mes déprimes tout aussi intenses.

 

Aujourd'hui, j'ai repris une thérapie. Je vais essayer de ne pas me mettre en position d'échec à nouveau. Contrairement au passé, je me suis notée sur mon calepin les points que j'aimerais aborder en thérapie, ce que j'aimerais changé aussi (cigarettes, poids (...), dans des listes non exhaustives à remplir au fur et à mesure (et à rayer aussi j'espère !), afin de ne pas engager tout ce travail sur moi en même temps.

 

Me laisser du temps, appréhender mon passé avec lequel je n'arrive pas à vivre pour le moment. C'est ça la nouveauté pour moi. Et surtout, surtout, réussir à vivre dans le présent, l'instant T, et pas dans le passé ni un avenir que je n'imagine pas très heureux.

 

Je ne suis pas toute seule. Ma famille, mes amis, F. sont là tout près de moi, à m'épauler. Ma force est là, en eux. Je ne veux pas les décevoir. Je ne veux pas ME décevoir.

Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées - Communauté : A fleur de peau
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 11:35

J'ai dissocié mon âme et mon corps...

 

J'ai offert mon corps en pature et protéger mon âme dans une bulle de cristal...

 

Mon âme pleure et mon corps souffre de mille blessures...

 

Mon âme hurle en silence... Mon corps continue d'affronter mille tempêtes...

 

Combien de temps vais-je tenir le cap ?

Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 23:30
Cette note sera courte, brève mais intense !

Nouveau boulot. Après quelques jours de remplacement à une heure de chez moi, mon nouveau patron m'a appelé un dimanche soir pour me demander si je pouvais remplacer sa secrétaire en arrêt maladie pour la énième fois. Bien sûr j'ai accepté. A la clé un mi-temps en CDI qui pourrait bien se transformer en temps complet ! La secrétaire préférant rompre le contrat à l'amiable à partir de lundi prochain.

Du coup, j'ai trouvé une petite chambre meublée. Je retrouve ma télé (et mes séries préférées) ainsi qu'une connection internet plus stable et plus rapide. En plus de mon indépendance ! Et là, je revis.

Bien sûr mon déménagement c'est passé dans le noir (je quitte à 18h30 tous les soirs), sous la pluie, avec les travaux qui ont commencés devant chez mes parents mais D. était là comme toujours et il assuré un max !

Première soirée d'indépendance au restaurant avec D. pour le remercier. C'était sympa ! Et bien sûr, j'ai terminé sur WoW avec Mister F, devant les experts Manhattan puis une série sur la six avec une voyante (j'ai oublié le nom). Une bonne et première douce soirée.

Ce soir, après avoir mangé avec mon hôte, je remets ça en regardant Bones tout en partageant cette douce soirée avec Mister F.

La vie est belle !
Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 13:15

Ce matin, j'ai pris le temps d'observer mon visage attentivement dans le miroir. Nouvelle coupe de cheveux hier, j'ai pris la résolution d'un dégradé pour mes cheveux mi-longs afin de ne plus être tenté de les attacher en permanence. Comme ça le matin, je passe plus de temps devant mon miroir à me coiffer et je me réapproprie peu à peu mon image.

Il n'y a pas si longtemps encore, je détestais l'image que me renvoyait mon miroir, le fuyant comme si ce miroir était mon pire ennemi !

Depuis, j'ai commencé à perdre progressivement du poids, me réappropriant mon corps peu à peu. Cette nouvelle coupe de cheveux à déclencher en moi un élément plus que positif.

Ce matin, je suis allée chez mon esthéticienne. Elle a été surprise quand à la fin du soin, je lui ai demandé un petit maquillage discret. Cela fait bien longtemps que je n'avais pas souhaité être maquillé. J'ai même investit dans du nouveau maquillage simple à poser et surtout discret *sourit*

Retrouver ces gestes simples, apprécier à nouveau mon sourire dans ce miroir, ne pas fermer les yeux et avancer !

Bande son : Where is my mind ? The Pixies.

Par Sophie la rêveuse - Publié dans : Ma vie, mes pensées
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